Poursuite de la hausse de prix dans l’ancien

Michel Mouillart, professeur d’Economie à l’Université de Paris Ouest et porte-parole du baromètre des prix immobiliers LPI-SeLoger livre les tendances des marchés #immobiliers à fin mai 2020. Décryptage …

Poursuite de la hausse de prix dans l’#ancien

Sur un marché des #logements #anciens qui a connu en avril une chute des ventes d’une brutalité et d’une ampleur jamais observées depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la hausse des prix s’est poursuivie. Par exemple, les prix n’ont reculé en avril que dans 5 % des villes de plus de 100 000 habitants : cela était le cas pour 8 % de ces villes en mars et 12 % en janvier et en février.

Les tensions sur les prix ne se relâchent donc pas, avec la crise. La déformation de la structure du marché constatée depuis le début de l’année se poursuit, en effet : les ménages qui réalisent les achats les moins onéreux (prix au m² ou prix du lot) ont quitté le marché proportionnellement plus que les autres, renforçant mécaniquement le déplacement de la courbe des prix vers le haut. Et la chute de l’activité qui est synonyme de raréfaction de l’offre, alimente les tensions sur les prix dans un contexte de pénurie.

Très peu de baisses des prix dans les grandes villes

La crise paralyse le marché des #appartements anciens et pourtant, les prix n’ont reculé en avril que dans 5% des villes de plus de 100 000 habitants : à Bordeaux où la baisse amorcée en décembre dernier est de 1.3 % sur un an, mais où les prix remontent depuis début mars (+ 2.3 % en glissement annuel) ; et à Nîmes où les prix reculent depuis la fin de 2018, sans que le rythme de la baisse ne se soit accru avec le début du confinement.