Crédit immobilier : Des taux bas pour accompagner la reprise du marché immobilier

Face aux marchés peu perturbés par le confinement, les banques ont décidé de maintenir leurs taux à des niveaux bas. Les taux moyens sont même en baisse, avec 1,07 % sur 15 ans, 1,21 % sur 20 ans et 1,47 % sur 25 ans.

En dépit du confinement, l’activité des banques s’est maintenue au mois de novembre. Début décembre, les grilles de taux reçues pointent vers une nouvelle baisse des taux par les banques désireuses d’accompagner la reprise du marché immobilier. En outre, la finançabilité des projets reste stable.

Une finançabilité stable, qui traduit la continuité du service des banques pendant le confinement

Le 1er confinement avait fortement perturbé l’activité des banques, avec du personnel dans l’impossibilité de travailler du fait de la fermeture des écoles, et une faible préparation au traitement des demandes à distance. En conséquence, la capacité des banques à répondre à la demande s’était fortement dégradée, avec des taux d’accord en forte baisse.

A l’inverse du printemps, les banques étaient mieux préparées en cette fin d’année, et l’ouverture des écoles a permis une très bonne continuité des opérations. Si la mise en place des processus à distance a quelque peu perturbé leur fonctionnement début novembre, elles ont par la suite opéré avec fluidité.

« Notre indice en novembre reflète la très bonne continuité des services bancaires : la finançabilité n’a pas été impactée par ce nouveau confinement. Preuve supplémentaire de cette continuité s’il en faut, les délais de traitement des dossiers était les plus courts de l’année 2020 : 10 jours en moyenne, alors que nous étions en plein confinement ! », commente Pierre Chapon, président de Pretto.

Conséquence, le traitement des dossiers n’a pas été impacté. L’indice global de finançabilité établi par Pretto, qui évalue la part de simulations Pretto qui répondent positivement aux critères d’octroi des banques, est stable. Il est identique à celui du mois dernier (72 points), de même que celui des résidences principales (76 points).

A titre de comparaison, en avril dernier, en plein premier confinement, la finançabilité globale était de 62 points, de 68 points sur les résidences principales, de 28 points sur l’investissement locatif et de 38 points sur les résidences secondaires.

Des taux immobiliers en baisse en décembre

Face aux marchés peu perturbés par le confinement, les banques ont décidé de maintenir leurs taux à des niveaux bas. Les taux moyens sont même en baisse, avec 1,07 % sur 15 ans, 1,21 % sur 20 ans et 1,47 % sur 25 ans. Les meilleurs taux sont de 0,92 %, 1,05 % et 1,30 % sur ces mêmes durées.

« En fin d’année, la tendance des taux donne le ton pour le début de l’année suivante, car les demandes initiés en ce moment correspondent à des décaissements sur l’année prochaine. Les baisses observées sont donc le signe de la volonté des banques de relancer le marché en 2021, après une année 2020 marquée par un coup de frein impulsé par les recommandations du HCSF, et qui commence à se voir dans les chiffres de production », précise Pierre Chapon.

Un marché résilient en 2020 ? Une baisse en fait visible dès le troisième trimestre

Sur la lancée d’une année 2019 très dynamique, la production de crédit connaissait une forte hausse sur le début de l’année 2020. Mécaniquement, l’impact des recommandations du HCSF et de la crise sanitaire met du temps à se faire sentir : si la production cumulée sur l’année se maintient à un niveau élevé, même légèrement supérieur à 2019, la baisse s’observe en revanche clairement dès le troisième trimestre : la production de crédits à l’habitat est en baisse de 9 % sur le troisième trimestre 2020 comparé au troisième trimestre 2019.

« L’impact des mesures du HCSF et de l’incertitude économique ont mis du temps à s’observer dans les chiffres de la production, mais l’impact est maintenant visible. Il faut s’attendre à une baisse pour la production en 2021, dont l’ampleur dépendra directement, comme ce qu’on observe en 2020, de l’évolution des recommandations du HCSF et de la situation sanitaire », conclut Pierre Chapon.

Le Journal de l’Agence.