Reims candidate pour être Capitale européenne de la Culture 2028 !

RÊVONS ENSEMBLE ! Avec cette candidature, Reims souhaite créer une dynamique enthousiaste et partagée autour d’un projet de ville.

 

 

Comme l’expérience de l’inscription UNESCO l’a démontré en son temps, s’engager dans une telle candidature nécessite de mobiliser des moyens humains et financiers, soutenir les échanges, développer les partenariats, mettre les personnes et les structures en réseaux pour bâtir un dossier solide ouvrant la voie à la sélection de Reims.

Au-delà du projet culturel, la candidature de Reims au titre de Capitale européenne de la Culture en 2028 est – et restera quelle que soit la décision de la Commission européenne – un projet fédérateur durable qui irriguera l’ensemble des politiques publiques et renforcera les liens existants entre les acteurs du territoire (structures culturelles, associatives, éducatives, habitants, entreprises, villes et communes voisines etc.).

Avant tout chose, avec cette candidature au titre de Capitale européenne de la Culture en 2028, le territoire ambitionne de :

  • Construire des ponts entre les habitants, les acteurs culturels, économiques et sociaux du territoire ;
  • Renforcer les liens de solidarité et l’humain dans la ville : compte tenu de l’ampleur du projet nous ne pouvons réussir qu’ensemble ;
  • Transformer le regard des habitants sur leur ville et leur région : Rémoises et Rémois deviendront les meilleurs ambassadeurs de la candidature ;
  • Écrire ensemble l’identité et le futur de la ville : le dossier de candidature contera un récit territorial partagé et mettra en valeur les ambitions des habitants pour leur ville. Ces projets explicitement formulés seront plus facilement et plus rapidement atteignables grâce à cette labellisation européenne et à l’intérêt économique, touristique et médiatique dont bénéficie un tel événement ;
  • Renforcer son attractivité, son rayonnement national et international auprès d’investisseurs français et étrangers, d’entreprises, de futurs habitants etc. ;
  • Contribuer à écrire une nouvelle histoire de l’Europe à travers notre exemple, notre projet, les habitants de notre territoire.

Mairie de Reims.

Le marché Saint-Remi de retour place Museux, dans un écrin architectural métamorphosé !

C’est définitif. Le marché Saint-Remi se tiendra désormais le mardi, chaque semaine, place Museux, de 7 h à 13 h. Dans le contexte sanitaire actuel, seuls les commerçants vendant des produits alimentaires, plantes, fleurs seront présents, comme sur les autres marchés couverts et de plein air organisés à Reims.

En configuration complète, environ 25 commerçants non sédentaires pourront exercer et se déploieront place Museux et rue Saint-Maurice. Chaque mardi, le stationnement et la circulation seront interdits de 5 h à 15 h, sur la totalité de la rue Saint-Maurice, du n°137 au n° 169 des deux côtés de la rue du Barbâtre et du côté impair pour la totalité de la rue des Carmes.

En avril 2013, le marché Saint-Remi avait été délocalisé à proximité, rue Simon, pour laisser place à la base de vie des entreprises restaurant et aménageant le Collège des Jésuites en un campus pour Sciences Po, une opération de plus de 76 M€ conduite de mi 2013 à fin 2017, avec un cofinancement ville de Reims, Grand Reims, Département de la Marne, Région et un appui de la DRAC. Ensuite, après avoir recueilli l’avis des habitants, la ville de Reims et le Grand Reims ont métamorphosé ce pôle de vie du quartier Saint-Remi.

Une opération totalisant 3 466 000 € a permis de rénover la place Museux, également parvis d’un campus accueillant plusieurs centaines d’étudiants et accès au Fonds régional d’art contemporain de Champagne-Ardenne (fouilles archéologiques de mai à septembre 2019 suivies des travaux de requalification, jusqu’en avril 2021). Sans oublier la restauration des façades occidentale et Nord de l’église Saint-Maurice par la Ville, une opération de près de 1,15M€TTC, conduite de décembre 2016 à septembre 2017.

 

Mairie de Reims.

Métamorphose des basses Promenades : un écrin de verdure pour les Rémois !

Avec la pose, en début de semaine, de 15 nichoirs à oiseaux et de 2 gîtes pour chauve-souris aux basses Promenades, l’opération d’aménagement conçue dans le cadre de l’opération Reims Grand Centre a bel et bien démarré.

D’ici la mi-septembre, 15 autres nichoirs seront implantés. Pendant trois ans, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) réalisera un suivi sur l’impact de ce dispositif. La métamorphose des basses Promenades en espace vert et naturel en centre-ville va se dérouler jusqu’en 2021. Il s’agit de la deuxième étape pour transformer totalement l’ensemble des Promenades, un site de 8 hectares jusqu’ici principalement dédié au stationnement de voitures et aux cheminements de piétons. En 2022, lorsque le réaménagement du jardin de la Patte d’Oie sera terminé, Reims sera doté d’un nouveau poumon vert particulièrement qualitatif et attractif, digne du XXIe siècle.

Le projet Reims Grand Centre prévoit également de remettre en scène  la porte de Paris, par un aménagement sécurisé pour les piétons qui permettra de relier à nouveau aisément les basses Promenades au jardin de la Patte d’Oie, de restreindre l’espace dédié à la voirie dans le secteur et d’étendre le parc de la Patte d’Oie. Le bilan abattage d’arbres et replantation sera positif sans compter la végétalisation renforcée via des plantations d’arbustes, vivaces et gazon.

Une (r)évolution pour les basses Promenades : sculpter l’ombre et la lumière pour des usages multiples

Les Promenades de Reims, au patrimoine arboré classé depuis 1932, se tiennent sur les anciens remparts nord de Reims détruits lors de l’agrandissement de la ville.

Le projet global d’un coût de 22,5 millions d’euros, dont 12,3 pour les basses Promenades, redonne sa vocation d’origine au site, un espace de détente harmonieux. Sur un site de 4 ha, les orientations exigeantes du projet en cours de réalisation écrivent une nouvelle page de son histoire, digne du XXIe siècle avec :

  • un enjeu urbain, celui de redonner toute sa cohérence aux Promenades, depuis la place de la République jusqu’au canal, en passant par la porte Mars et la porte de Paris, et de recréer des liens entre la ville-centre et le quartier de la gare.
  • une réponse aux grands enjeux climatiques actuels, avec le renforcement de la végétalisation et la réduction de l’imperméabilisation des sols.
    Si les architectes de l’atelier Osty redessinent les basses Promenades en apportant de la lumière, en créant des clairières, jouant sur une alternance de lumière et d’ombres, leur parti-pris est vertueux à plus d’un titre face aux enjeux climatiques actuels.

    La présence d’arbres nombreux sur les Promenades lui confère un réel statut d’îlot de fraîcheur en milieu urbain. Ce patrimoine arboré sera renouvelé lorsque son état sanitaire le nécessite – des tilleuls souffrent de chancres -, ou lorsque l’état de ses branches le rendent potentiellement dangereux puisque le site est ouvert au public. Le nombre actuel d’arbres va être augmenté. Précisons que le parti pris initial du projet de requalification développe la thématique forestière.

    Le projet de réaménagement des promenades s’inscrit dans une logique éco-responsable et renforce les qualités premières du site. En effet, les places de parking seront supprimées. Ceci permettra de réduire les surfaces minérales et imperméables et d’augmenter les surfaces plantées et perméables.

    Précisons que la strate végétale basse, quasi inexistante aujourd’hui, laissera place à de grands massifs vecteurs de biodiversité. Le programme prévoit la plantation de 4 378 arbustes (17 variétés), de 212 078 vivaces et bulbes (70 variétés). Le gazon occupera une surface totale de 9 110 m2 en lieu et place de surfaces actuellement minérales.

    Un parking en ouvrage est projeté au niveau de l’actuel parking semi-enterré de la Police Nationale, ceci pour conserver l’attractivité du centre-ville et assurer le confort des usagers. En effet, la notion de développement durable est aussi liée à la soutenabilité économique.

  •  un renforcement des corridors verts, avec la mise en place des conditions pour reconstituer un écosystème vecteur de développement de la faune et de la flore
  •  une qualité de vie, avec des aménagements adaptés à tous les âges et tous les usages
    • 580 mètres linéaires de pistes cyclables pour relier la place de la République au canal
    • Une offre conséquente d’assises : 380 ml de banquettes au total, 49 bancs, 43 chaises
    • 6 hamacs
    • 17 tables de pique-nique Une offre de jeux complémentaire à celle des hautes Promenades, plus diversifiée en termes de tranches d’âge (2 pour les adolescents et 2 pour les enfants avec 1 pont de corde les reliant entre elles). Le public PMR de moins de 10 ans disposera de balançoires spécifiques et de jeux de toucher.
    • Deux aires de fitness
    • Deux bassins en circuit fermé, de 153 m2 chacun, avec brume et gouttes d’eau en lévitation pour créer un îlot de fraîcheur, de halte et de rencontre
    • Deux kiosques pour une offre de restauration.

Les prochaines dates de l’aménagement des basses Promenades

La notification des chantiers aux entreprises est en cours. Des dates précises seront délivrées prochainement.

  • septembre : pose de 30 nichoirs à oiseaux et de 2 gîtes à chauve-souris, avec l’appui de la LPO
  • mi-septembre : fin de l’accès aux places de parking et lancement des travaux
  • 1re quinzaine d’octobre : enlèvement des équipements de parking et démarrage des travaux de terrassement
  • fin de l’hiver 2020/2021 : replantation de tilleuls et plantation de charmes aux basses Promenades, des sujets de 10 ans d’âge et  5 m de haut,

Ville de Reims.

 

TRANSPORTS EN COMMUN ET PROXIMITÉ D’UN BIEN

Une récente étude montre que la proximité d’une gare ou d’un métro peut créer une surcote immobilière de 25%. Et dans de plus rares cas, c’est une nuisance justifiant une décote.

Il n’y a pas que le Grand Paris dans la vie… Partout en France, la présence de transports en commun à proximité d’un bien immobilier a un impact sur son prix. Comme le montre Homadata, start-up spécialiste de la donnée immobilière, dans cette étude publiée en avant-première par LeFigaro immobilier, la proximité d’une gare (train ou métro) peut justifier des prix jusqu’à 25% plus élevés par rapport à des quartiers moins bien desservis.

Tout savoir sur les charges locatives

  • Publié par Figaro Immo
  • Le samedi 30 janvier 2021

Les charges dites locatives ou récupérables sont les charges que peuvent facturer les propriétaires aux locataires. Toutes les dépenses ne sont pas concernées et la liste des charges récupérables est encadrée par décret. Faisons le point dans cet article.

En plus du loyer, les locataires payent des charges locatives. On parle souvent de loyer charges comprises. Les montants doivent être précisés dans le contrat de location. Les charges locatives sont récupérées par le propriétaire en les facturant au locataire. La liste des charges locatives est encadrée par le décret n°87-713 du 26 août 1987. Les charges ne figurant pas dans cette liste ne sont pas récupérables par le propriétaire.

Quelles sont les charges locatives payées par les locataires ?

Eau, chauffage collectif, taxe d’enlèvement des ordures ménagères… de nombreuses charges locatives peuvent être récupérées par les propriétaires. Le locataire paye mensuellement ou trimestriellement ce que l’on appelle une prévision pour charges.

Les frais d’entretien du logement

Le locataire est également tenu d’entretenir le logement et certains travaux sont à sa charge. On parle alors d’entretien courant du logement. Des frais à calculer pour établir son budget de location.

En cas de dégradations dans le logement, le dépôt de garantie sert à couvrir les frais de remise en état. Toutes ces sommes sont payées par le locataire pour vivre dans le logement.  

Quelles sont les charges qui restent à payer par le propriétaire ?

Le propriétaire doit quant à lui assurer à son locataire une installation dans un logement décent et prend à sa charge les dépenses liées à certains travaux. Par exemple, le remplacement d’un chauffe-eau, le ravalement de l’immeuble, le changement des fenêtres ou encore la taxe foncière.

Comment sont calculées les charges locatives ?

Le montant des charges locatives sont calculées par le propriétaire. Elles sont des estimations de consommation d’eau froide, d’eau chaude, de chauffage, de frais d’entretien de la copropriété, les taxes et redevances. Les justificatifs peuvent être fournis par le propriétaire.

Quand on est locataire, il est important de bien vérifier tous les frais qui sont inclus dans les charges pour ne pas avoir trop de dépenses supplémentaires tout en faisant attention à sa consommation, d’eau ou de chauffage afin de ne pas payer une régularisation trop forte.

La régularisation annuelle des charges locatives, comment ça marche ?

Tous les ans, le propriétaire présente à son locataire un décompte des charges courantes liées au logement. C’est le moment de se rendre compte si la provision de charges était en adéquation avec la consommation réelle. Une régularisation a lieu si les dépenses réelles liées au logement ne sont pas couvertes par les charges locatives prévues. A l’inverse, dans le cas d’un trop-perçu le propriétaire rembourse la différence au locataire. Il doit tenir les justificatifs à la disposition de son locataire pendant 6 mois.  

Bon à savoir : en copropriété, si le locataire résilie son bail avant arrêté des charges, 20% du montant du dépôt de garantie peuvent-être retenus par le propriétaire en attendant de faire la régularisation. 

 

Ce que le desserrement du crédit immobilier peut vous faire gagner

Jusqu’à 50.000 euros supplémentaires

Des chiffres qui incitent à vérifier ce que les récentes mesures du HCSF permettent de gagner. Et ainsi voir dans quelles mesures, des profils en difficulté pourraient gagner en solvabilité. Selon les calculs d’Artémis Courtage, en s’appuyant sur un crédit sur 25 ans à 1,3%, un célibataire disposant de 3000 euros par mois peut emprunter près de 13.000 euros supplémentaires s’il achète de l’immobilier ancien. En effet, le passage du taux d’effort maximal de 33 à 35% lui permet désormais d’emprunter 268.812 euros à raison d’une mensualité de 1050 euros contre 256. 011 euros avec 1000 euros de mensualité auparavant.

Le même célibataire pourra même compter sur 30.362 euros de plus s’il s’intéresse à l’immobilier neuf. En plus de l’augmentation du taux d’effort, il peut en effet allonger son crédit de 2 ans passant de 25 à 27 ans grâce aux 2 ans maximum de différé d’amortissement. La somme empruntable passe ici de 238.450 euros à 268.812 euros.

Dans le cas d’un couple de 35 ans avec 2 enfants disposant de 5000 euros de revenu mensuel, les gains sont encore plus substantiels. Dans l’ancien (avec un prêt de 25 ans à 1,3%), la somme empruntable bondit de 21.000 euros pour passer de 426.771 à 448.020 euros. L’augmentation du taux d’effort de 33 à 35% permet en effet de faire passer la mensualité de 1167 euros à 1750 euros. Et si ce même ménage souhaite financer un projet dans le neuf, sa marge de manœuvre peut grimper jusqu’à 50.000 euros (en combinant taux d’effort à 35% et prêt sur 27 ans).

Le Figaro

 

Quelles sont les nouveautés du dispositif Pinel en 2021 ?

Quelles sont les nouveautés du dispositif Pinel en 2021 ?

Le dispositif Pinel, qui permet de bénéficier d’une réduction d’impôt en investissement dans l’immobilier neuf, sera encore accessible en 2021. Il sera toutefois réservé aux logements collectifs. Explications.

Le dispositif Pinel réservé aux logements collectifs à partir de 2021

A partir du 1er janvier 2021, le dispositif Pinel sera réservé aux seuls logements faisant partie d’un bâtiment d’habitation collectif. Après le 31 décembre 2020, les maisons individuelles ne seront donc plus éligibles au dispositif. Pour bénéficier du Pinel pour la construction d’une maison neuve, il faut donc que la date du dépôt de demande de permis de construire soit antérieure au 1er janvier 2021. Précisons que, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2021, un nouvel amendement du gouvernement a été adopté. Cet amendement prolonge le dispositif au-delà du 31 décembre 2021, mais annonce sa fin en 2024 avec une baisse progressive de l’avantage fiscal accordé aux investisseurs. Le Pinel sera ensuite remplacé par un nouveau dispositif plus efficient.

 Pinel : quelle réduction fiscale ?

Durée de location Réduction fiscale
6 ans 12 %
9 ans 18 %
12 ans 21 %

Le dispositif Pinel, comment ça fonctionne ?

Destiné à encourager l’investissement dans l’immobilier neuf, le Pinel est un dispositif de défiscalisation modulable en fonction de la durée choisie. Il permet de bénéficier d’une réduction d’impôt de 12 % du prix de revient de l’investissement réalisé sur une période locative de 6 ans, 18 % sur une durée de 9 ans et de 21 % pour un engagement de 12 ans. Précisons que la réduction d’impôt est limitée pour chaque investisseur à 2 logements maximum par an dans la double limite de 300 000 € et d’un plafond de 5 500 €. Pour bénéficier du dispositif Pinel, certaines conditions doivent être respectées, comme le type de bien immobilier, le montant du loyer et la zone géographique. Les logements doivent également atteindre un certain niveau de performance énergétique. Notons qu’à partir de 2023, l’avantage fiscal offert par le dispositif diminuera progressivement. Le 1er janvier 2023, la réduction d’impôt passera à 10,5 % pour un engagement de location sur 6 ans, 15 % pour un engagement sur 9 ans et 17,5 % pour un engagement sur 12 ans. A partir de 2024, l’avantage fiscal passera à 9 % sur 6 ans, 12 % sur 9 ans et 14 % sur 12 ans.

Quels sont les avantages du dispositif Pinel ?

En plus de permettre de bénéficier d’avantages fiscaux en échange d’un engagement à louer son logement neuf sur 6, 9 ou 12 ans, le dispositif Pinel offre d’autres avantages. Le dispositif est réservé aux investissements réalisés dans les zones tendues où se concentre la population et où la demande locative est forte. L’investisseur est donc assuré d’éviter au maximum les périodes de vacance locative. De plus, en investissant dans un appartement neuf, le propriétaire bénéficie d’une garantie dommages-ouvrage de 10 ans. Dans le cadre du dispositif Pinel, l’investisseur a également la possibilité de louer son bien à ses ascendants et descendants (parents, enfants…). Il peut donc se bâtir un patrimoine et un complément de retraite, tout en réduisant ses impôts et en aidant sa famille à se loger dans le neuf avec un loyer avantageux.

 

Se Loger

 

 

 

 

Crédit immobilier: le retour des ménages exclus en 2020?

Les taux restent historiquement bas et le desserrement du crédit peut permettre d’emprunter plusieurs milliers d’euros de plus par rapport à début 2020.

En ce début d’année 2021, les futurs acquéreurs immobiliers ont retrouvé un peu le sourire. À défaut de réelle baisse des prix, les bonnes nouvelles s’enchaînent du côté du crédit. Les taux d’emprunt sont au plus bas depuis un an et demi, les taux d’usure (au-delà desquels les banques ne peuvent prêter, NDLR) et depuis près de trois semaines, les conditions d’octroi ont été assouplies.

Au cœur des crispations depuis un an, le taux d’endettement maximal, qui ne pouvait pas dépasser 33% du revenu disponible, a été augmenté à 35% par les autorités financières. «Avec les baisses de taux depuis la rentrée 2020 et la remontée des taux d’usure, l’assouplissement des conditions d’octroi permet à un futur acheteur d’emprunter près de 10% de plus qu’il y a un an», ajoute Sandrine Allonier, de Vousfinancer.

C’est le cas, selon le courtier en crédit immobilier, d’un(e) célibataire gagnant 3300 euros par mois et disposant de 15% d’apport. En janvier 2020, il (elle) pouvait emprunter environ 266.000 euros à un taux de 1,7% sur 25 ans pour respecter la «règle des 33%». Un an plus tard, sa capacité d’emprunt a grimpé de 26.000 euros de plus. Soit une hausse d’environ 10% en seulement un an. Et ce, en dehors de la hausse du taux d’endettement maximal, grâce à la baisse des taux de crédit immobilier de 1,7% à 1,4% (pour un emprunt sur 25 ans).

Même constat pour un couple percevant, à deux, 5800 euros par mois et bénéficiant d’un apport de 20%. En un an, sa capacité d’emprunt s’est envolée de plus de 35.000 euros, passant de 484.244 à 519.703 euros. Soit une augmentation de plus de 7%. Avec une baisse de 10 points de base à la clé (de 1,4% à 1,3%).

140.000 ménages exclus en 2020

«Ces recommandations – qui seront des obligations en juillet prochain – sont une bonne nouvelle mais cela ne signifie pas que l’ensemble des emprunteurs exclus du marché en 2020 sera de retour cette année, à commencer par les profils sans apport», prévient Pierre Chapon, président de Pretto, fintech du crédit immobilier, qui chiffre à +23% la hausse de l’apport moyen en France entre 2019 et 2020 (de 34.883 à 42.875 euros).

L’économiste Michel Mouillart estime, de son côté, que «la hausse du taux d’endettement aura un effet marginal sur le nombre d’emprunteurs solvables», estime-t-il. La raison? La part de primo-accédants qui dérogent à la règle des 33% d’endettement, navigue entre 22% et 26%, au lieu des 15% autorisés jusque-là. Les autorités financières ont eu beau desserrer l’étau en augmentant cette proportion à 20%, le compte n’y serait pas. «Pour rentrer dans les clous, les banques vont devoir réduire leur production de crédit et ce sont les primo-accédants, qui auraient dû bénéficier du desserrement du crédit, qui vont en pâtir», décrypte Michel Mouillart.

Conséquence: l’économiste s’attend à ce que 45.000 à 50.000 ménages soient exclus du marché du crédit en 2021 (dans l’ancien), en cas de troisième confinement et d’envolée du chômage. En plus des 140.000 qui ont pâti, en 2020, du resserrement du crédit opéré fin 2019 et de la crise sanitaire.

Figaro Immobilier